Présentation

Laboratoires communs

Via ses établissements, le Lab-STICC a mis en place ces dernière années plusieurs laboratoires communs de recherche avec différents partenaires industriels.

ATOL (Aeronautics Technico Operational Lab) : ce laboratoire associe Thales Systèmes Aéroportés (TSA) - Thales Underwater Systems (TUS) - Ecole Navale et IMT Atlantique. Cette initiative, lancée en 2008 et renforcée en termes de ressources en 2013, a permis de monter et obtenir plusieurs projets collaboratifs (de type ITEA notamment) et est soutenue financièrement par la société Thales au niveau de 100 k euros annuels et de une ou deux thèses CIFRE par an. Ce laboratoire est destiné à mener des recherches en sciences cognitives et interaction homme-machine pour l’innovation des systèmes de mission. Il est géré par un comité de pilotage et ses travaux font l’objet d’une road-map à quatre ans, renouvelable et actualisée chaque année. Les grands thèmes de la road- map 2013 - 2016 sont la visualisation de masses de données en 3D, la réalité augmentée appliquée aux systèmes de mission, la reconnaissance de gestes 3D et l’intégration des facteurs humains dans l’ingénierie système. Le bilan quantitatif des activités d’ATOL sur la période 2010 - 2015 fait état de 5 thèses soutenues, de 5 projets européens et d’un projet FUI, d’un brevet et de nombreux stages et projets d’étudiants.

CLAPOT (Common Laboratory for Acquisition of Potential Oceanic Technologies) : créé en 2009 avec Thales Underwater Systems, ce laboratoire de recherche porte sur l’utili- sation coordonnée de groupes de robots pour réaliser des opérations de lutte contre les mines marines, de leur détection à leur neutralisation. La création de meutes de drones autonomes et parfaitement coordonnés est avant-gardiste et très ambitieuse. Sur cette thématique, les travaux du laboratoire CLAPOT ont été concrétisés par la soutenance en décembre 2013 de la thèse de Thomas Sousselier, ancien élève de l’ENSTA Bretagne. Cette thèse intitulée « conception et la validation d’un algorithme de mise en formation d’essaim de micro-robots sous-marins auto-organisés » montre le potentiel de la robo- tique de groupe en recherche de mines marines.

SPARTE : ce laboratoire commun entre l’ENSTA Bretagne et la société iXBlue a été créé en 2012 autour des activités d’imageries acoustiques et de positionnement. L’activité du laboratoire SPARTE repose principalement sur des travaux de thèse et sur le projet d’étude DGA Rapid MUSE (Multi Usage Sonar Elements). Deux thèses CIFRE contribuent à SPARTE, l’une lancée fin 2013 sur l’optimisation de systèmes métrologiques sous-marins grand fonds et l’autre fin 2012 sur le recalage de véhicule en sous-bois grâce au laser topographique en cas de masquage GPS dont l’un des premiers résultats est le dépôt d’un brevet commun sur le calibrage d’un système laser monté sur véhicule. Les algorithmes conçus et développés spécifiquement pour les antennes sonar modulaires «génériques» de MUSE ont montré, pour leurs premières évaluations en mer, des résultats très satisfaisants. Les fonctions évaluées portent sur la mesure de vitesse par moyens acoustiques, l’amélioration de la résolution des sondeurs multifaisceaux, la reprise de vue des véhicules sous-marins, le suivi du fond par un sonar de l’avant et l’estimation des profils de bathycélérité.

CALIPSO (Common Advanced Laboratory for Integrated Processing of Signal Observa- tion) avec Thales Systèmes Aéroportés : l’objectif de Thales et de l’ENSTA Bretagne au sein du laboratoire commun CALIPSO, créé en 2009, est l’étude conjointe de thèmes pouvant donner lieu à des innovations techniques dans le domaine des systèmes embarqués (à des fins de guerre électronique ou patrouille maritime de surveillance côtière) et plus particulièrement d’évaluer l’apport du génie logiciel et du traitement du signal dans ce cadre. Le domaine de recherche couvert par CALIPSO vise la mise au point de systèmes aéroportés par l’utilisation de l’ingénierie des modèles, de l’informatique embarquée, de la connaissance du spectre électromagnétique, de la modélisation et du traitement de l’information

WHIST : WHISTLab est le laboratoire commun de l’Institut Mines-Télécom et d’Orange. Ce laboratoire sans mur, créé en 2009, et s’appuyant sur des équipes de recherche identifié auprès des partenaires (DIM et PIM pour le Lab-STICC) est dédié à l’homme communicant et aux interactions entre ondes et personnes. Il a permis de renforcer les axes de recherche communs entre ces équipes, alliant méthodes numériques avancées, dosimé- trie numérique et expérimentale, jusqu’à la mise en synergie d’outils et de moyens de recherche et d’innovation (calculateur, bancs de mesures, modèles) (http ://whist.institut- telecom.fr). L’intérêt pour le Lab-STICC est d’apparaitre comme un partenaire unique et pleinement légitime sur ces sujets de recherche transversaux, avec une forte attente sociétale, et des stratégies d’innovation forte avec des entreprises partenaires, comme Satimo notamment. La contribution du Lab-STICC dans de nombreux projets ANR (Kid- pocket, Fetus, Merodas, MdP2,..), FUI (Greencom..) et ANSES (Acte, Eviref, Dicer) a per- mis d’ouvrir des relations à l’échelle internationale, notamment Japon et Angleterre, et d’acquérir une visibilité forte à l’échelle nationale sur la thématique (contrats industriels avec Orange, Expertises Cofrac, projets sur les BANs et l’Homme connecté).

LATERAL: Thales et le Lab-STICC collaborent régulièrement depuis 2013. Le montage de ce laboratoire commun de recherche va permettre de renforcer les liens entre Thales et le monde académique et de lancer des projets de recherche amont. Le Lab-STICC est l’un des plus gros laboratoires du domaine en France et offre une diversité thématique très large “du capteur à la connaissance”, ce qui en fait un partenaire privilégié pour Thales. De plus, le Lab-STICC s’est clairement positionné au niveau français sur les nouvelles technologies additives pour les dispositifs hyperfréquences, notamment autour de la mise en forme 3D de matériaux thermoplastiques et composites et de la métallisation sélective 3D et de la caractérisation de matériaux. Cet aspect sera une réelle valeur ajoutée pour le laboratoire commun de recherche de manière à se positionner en rupture scientifique pour les nouvelles technologies de missile. Ce laboratoire commun de recherche va également consolider les projets transverses existants entre équipes de recherche et permettre d’en apporter de nouveaux. Enfin, ce positionnement sur le long terme va permettre au Lab-STICC d’investir plus facilement sur des technologies innovantes et pourra ainsi proposer des projets ambitieux à ses financeurs, tel que la DGA par exemple avec qui il a de nombreuses collaborations depuis quelques années. Pour Thales, ce choix stratégique d’un laboratoire commun de recherche est l’opportunité d’asseoir un volant régulier de R&T avec des ressources dédiées pour traiter ses spécificités et de favoriser le développement d’innovations en rupture grâce au mélange des disciplines et à la collaboration entre industrie et monde académique. De plus, au-delà des bénéfices  techniques, cette collaboration permettra d’attirer de jeunes talents et susciter des vocations pour les métiers techniques.

Partenariats internationaux

Le Lab-STICC est très actif en termes de coopération internationale. Les partenariats indivi- duels, s’appuyant sur le réseau des chercheurs, sont bien sûr très nombreux et sont à l’origine de multiples échanges, séjours ou thèses en co-direction. On citera de telles actions avec le Japon, l’Espagne, la Corée, Singapour, l’Irlande ou encore le Brésil. Nous décrivons uniquement ci-après les partenariats les plus solides et récurrents, et en particulier les relations internationales ayant fait l’objet d’accords plus formalisés.

1 Projet CNRS de coopération internationale (PICS) "SWARMS" avec le Laboratoire AR- CAA de Queensland University of Technology (QUT) sur le thème du calcul embarqué pour l’autonomie des drones. Pilotage : J-Ph. Diguet (Lab-STICC) et D. Campbell (AR- CAA), Budget 7ke/an, durée : 2013-2015, deux rencontres organisées par an en France et en Australie. Le projet vise à associer les compétences de l’ARCAA en matière de drones, de l’équipe MOCS pour i) la conception d’architectures reconfigurables pour le calcul embarqué et ii) l’intelligence embarqué pour le diagnostic et la planification de mission et de IHSEV pour 3) les interfaces de contrôle partagée et donc l’autonomie des drones. MOCS a associé au projet une thèse CDE et une année de postdoc UBO. Le projet consti- tue la base d’un projet ANR accepté en 2015.

2 Partenariat avec Cranfield University (UK) au travers d’actions franco-britanniques , avec d’une part les projets MCM-ITP (Materials and Components for Missiles, Innovation and Technology Partnership), PYRANA et COBRA et avec d’autre part une thèse DGA/DSTL. L’équipe DIM cultive une collaboration fructueuse sur des activités stratégiques portées par la France et le Royaume Uni sur les antennes 3D pour les radars et les auto-directeurs de missiles pour la défense. Y. Quéré a bénéficié d’une délégation DGA de 6 mois, en 2015, sur le campus de Shrivenham.

Une collaboration supplémentaire, en cours de montage, est soutenue par le programme de coopération franco-anglais DGA et DSTL. Cette collaboration concerne la thématique du contrôle de drones en essaim et la reconnaissance de cibles par imagerie 3D laser. La première partie de cette collaboration s’appuie sur une thèse dédiée à l’enrichissement du contrôle des essaims de drones par phéromone artificielle initialement développé dans le projet DAISIE par le Lab-STICC. La seconde partie de la collaboration consiste en un post-doc français séjournant à Cranfield et encadré par le Lab-STICC sur la mise au point d’interfaces homme-machine 3D.

3 Dans le cadre de la signature de l’Arrangement Spécifique (AS) n°42 "Systèmes de Chasse aux Mines-Amélioration de la fonction Reconnaissance Automatique de Cibles" entre les défenses française et canadienne, l’équipe SFIIS a travaillé sur la détection de change- ment entre deux passes sonar en vue de détecter des explosifs artisanaux communément désignés par "IEDs : Improvised Explosive Devices". Cet accord a donné lieu à des échanges de chercheurs : Isabelle Quidu (ENSTA Bretagne, Financement DGA 7 mois) au centre RDDC Atlantique d’Halifax (CA) et Vincent Myers (RDDC Atlantique, 3 mois) à l’ENSTA Bretagne. Il a également abouti à la co-organisation du colloque international ICoURS’12.

4 Collaboration avec l’Algérie et l’Université de Bejaia : plusieurs membres brestois de MOCS (A. Bounceur, B. Pottier, L. Lagadec, J. Boukhobza) ont établi depuis 2010 des liens privilégiés avec l’Université Algérienne de Bejaia grâce au soutien de l’UBO. Après plusieurs séjours en Algérie, cette collaboration s’est poursuivie par l’accueil de nom- breux enseignants chercheurs et étudiants algériens à Brest. En 2015, deux thèses en co-tutelles sont en cours, A. Bounceur participe à un projet international financé par l’algérie (PNR) sur le thème de la cybersécurité, B. Pottier et A. Bounceur co-organisent une école d’été en partenariat avec cette Université.

5 Une collaboration suivie est menée avec la Utah State University dans le domaine de la conception de circuits et d’architectures robustes et fiables. Cette collaboration s’est traduite par un sabbatique sur bourse Fulbright, la participation commune à un projet ANR et un projet Labex CominLabs, à plusieurs échanges de doctorants. Elle s’est également concrétisée par la production de 2 articles en revues, 1 brevet en commun, et l’implication du Lab-STICC dans un projet NSF en cours de demande.

6 Collaboration avec le Vietnam. L’UBO est membre du consortium USTH (http://usth.edu.vn/) et 4 membres du laboratoire contribuent aux cours des Masters ICT (systèmes embarqués et systèmes d’aide à la décision pour l’environnement) depuis 2012. En terme de recherche B. Pottier a établi une collaboration suivie avec l’Université de Can Tho, plus précisément avec l’équipe DREAM (JEAI IRD) dirigée par Hiep Xuan Huynh. Les compé- tences en aide à la décision de l’équipe vietnamienne sont complémentaires des travaux en simulation de réseaux de capteurs développées par l’équipe MOCS à Brest pour des applications environnementales clés : détection des insectes, contrôle des eaux d’élevage dans le Mékong, évolution climatologique, observation des crues, etc. Cette coopération s’est traduite par 3 visites annuelles de Hiep Xuan Huynh et un mois de Prof. invité pour B. Pottier, 1 master Eiffel et 3 bourses de thèse "911” en informatique. Différentes options, dont un dossier STIC ASIE, sont à l’étude pour renforcer cette coopération prometteuse.

7 En mai 2015, le Lab-STICC accompagne Thales dans le montage d’un laboratoire com-mun en Inde qui débute par des thèses co-financées par l’industriel. Initialement centré sur le traitement radar, la collaboration doit s’étendre aux systèmes embarqués. Cette action, entamée en 2015 a été concrétisé en 2016.

 

Evaluation HCERES (2010-2015)

Le Lab-STICC a été évalué dans la vague B en février 2016 par un comité d'experts présidé par Mme Laure BLANC-FERAUD.

Le détail du document émis par le comité d'expert est disponible à l'adresse suivante :

Laboratoire des Sciences et Techniques de l’Information, de la Communication et de la Connaissance, Lab-STICC

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